Radio G!
vous allez écouter un podcast Radio G! : 1982
Histoire RadioG!
1982
Radio G!
vous avez écouté un podcast Radio G! : 1982
Radio G! Bande Annonce
Radiovision2026
Histoire RadioG!
Emission des 35 ans !
Histoire RadioG!
2016
Histoire RadioG!
2015
Histoire RadioG!
2014
Radio G!
vous allez écouter un podcast Radio G! : 2012 2013
Histoire RadioG!
2012 2013
Radio G!
vous avez écouté un podcast Radio G! : 2012 2013
Radio G! Bande Annonce
Ca dégouline dans le cornet
Histoire RadioG!
2011
Histoire RadioG!
2010
Histoire RadioG!
2008 2009
Histoire RadioG!
2006 2007
Histoire RadioG!
2005
Histoire RadioG!
2004
Histoire RadioG!
2002 2003
Histoire RadioG!
2000 2001
Histoire RadioG!
1999
Histoire RadioG!
1998
Histoire RadioG!
1995 96 97
Histoire RadioG!
1993 94
Histoire RadioG!
1991 92
Histoire RadioG!
1988 89 90
Histoire RadioG!
1987
25|3|1|29

1982

Transcription du podcast :

35 ans avec Radio G. Bonjour et bienvenue dans les 35 ans de Radio G. Durant tout le mois, nous explorons les années que votre radio a traversées.

Aujourd'hui, nous sommes en 1982. Votre radio, qui s'appelait alors Radio Gribouille, a bien du mal à trouver un local. La définition de la radio G, enfin de la radio Gribouille à l'époque, c'était radio locale sans local. Dit comme ça.

Et c'est vrai qu'on a été pendant pratiquement, enfin plus d'une année, enfin certainement plus d'une année, parce qu'on a émis par intermittence, mais si on tient compte de tout ça, à rechercher un local qu'on n'a pas trouvé, sauf chez un particulier dans un premier temps. Place du pylori. Sauf éventuellement sur la table de ping-pong d'un garage, d'un particulier sur un vrier.

Sauf à l'étage dans une chambre du collège du côté de la Roseray, etc. Et à chaque fois, il fallait démonter les installations, les remonter. Sans avoir la certitude d'être écouté par qui que ce soit. Tu changes d'endroit, tu changes de fréquence.

Tu émets pas sur 5 km ou 200 m. Et donc, il faut bien penser qu'à ce moment-là, les gens qui font ça... L'effectif varie beaucoup en fonction de la qualité du logement ou des personnes qui nous accueillent.

On a quand même connu des moments où il n'y avait plus personne. Et les gens, finalement, se mobilisent. Et on arrive à trouver auprès d'une maison de quartier du côté de Belleveille quelqu'un qui veuille bien nous héberger. Ignorer les passages musicaux et les jingles.

Mais une fois qu'il trouvait un local, encore fallait-il y rester. Là, c'était une assaut, mais pas pour longtemps. C'était une assaut cambodgienne.

On s'est fait virer par la mairie. Il y avait une grève chez Bull. Ils avaient entre autres arr leur patron Ils l mis dans les locaux Et on avait interrog les gens Et G Pinet nous a dit non non ne va pas du tout Radio Ribouille finit par atterrir dans la maison pour tous de Bellebaie Mais pour faire une radio, il faut aussi un émetteur. Et là, c'est aussi toute une histoire.

Quand on est parti avec Fred, au début, chercher un émetteur, C'est assez amusant. Il y avait un mec à la radio qui disait que s'il avait un émetteur, il pourrait le réparer et l'adapter. Avec Radio Lille, qui a été une des premières radios qui a existé, même avant 1981, et qui a été sponsorisée par la mairie de Lille.

On est allé les voir dans la vieille 2 chevaux de Fred. On roulait vachement lentement. En plus, il y avait de la neige au retour. Il nous a passé un émetteur.

Puis en arrivant, comme c'était sur la route, on est passé voir le mec en lui disant « On a l'émetteur. » Puis il dit « Non, non, finalement, je n'y connais rien. » Et il ne marchait pas.

Il n'a jamais fonctionné, on ne l'a jamais utilisé. Nous sommes en 1982. La loi sur les radios est très précise. Article 4, on doit donner le nom de la radio tous les quarts d'heure.

Ça n'a pas été forcément respecté. La publicité était totalement interdite, article 12. Et, article 6, les personnes ont un droit de réponse à l'antenne si l'émission porte atteinte à leur honneur ou leur réputation.

Le paysage radio s'étoffe avec Radio Plein Ciel à Avrier, Radio Caroline, Radio Ménéloir dans le quartier de la gare, dans GFM ou encore Radio X. Radio Gribouille, elle, propose des émissions avec animateurs du lundi au vendredi de 18h à minuit et le samedi de 12h à 18h30. La grille des programmes change chaque semaine, ce qui laisse une grande imagination pour les titres d'émissions parfois éphémères. Ainsi, en 1982, nous avions en titre d'émission « Musicalement parlant », « Nette de litote » ou encore l'émission des motards « Zone rouge ».

Certains après-midi, c'était du hard rock et le samedi matin, du classique. Il y avait des réunions qui étaient un peu houleuses des fois. On s accroch en particulier sur le disco beaucoup Pas le droit de passer le disco Il y en avait un qui voulait du disco mais la plupart des autres on n voulait pas du disco On ne voulait pas passer de la musique commerciale si tu veux ne nous int pas Puis c'était un type de musique qu'on n'aimait pas non plus.

C'était pas gentil, on disait, vous ne passez que les musiques que vous aimez. C'était un peu dictatorial quand même. Il n'y avait que le disco qu'on ne voulait pas passer, c'est tout. Autrement, le reste, il n'y avait pas de problème.

D'accord. — Alors je crois que dans le groupe qu'il y avait au niveau de la création de la radio, il y avait des gens très très très très divers. Il y avait ceux qui venaient avec des idées politiques.

Et puis il y avait aussi des gens qui venaient pour s'amuser. Il y avait des gens qui venaient pour le groupe, pour être ensemble. Je crois que c'était important. À l'époque, on se faisait la remarque tout à l'heure, mais on était en assemblée générale permanente.

C'est-à-dire que toutes les semaines, on avait 60 personnes dans une salle. Et c'était l'illusion, l'idée que la démocratie... C'est un espace de liberté, mais qui n'était pas qu'un espace de liberté d'expression radiophonique.

C'était aussi une façon de s'organiser. Et à l'époque, on n'était pas beaucoup de femmes. On se faisait aussi cette remarque. Il n'y avait pas de parité.

Il y avait, je crois, trois femmes au premier conseil d'administration. Mais on avait notre place quand même. Et en tant qu'animateur, moi j'ai souvenir, on avait une vingtaine d'années.

On était très jeunes. Il y avait cet aspect politique et puis il y avait aussi l'idée de se faire plaisir, de s'amuser. On passait tous les soirs à la radio. J'ai le souvenir que toutes mes semaines, tous les soirs, c'était avec tout le monde.

Donc c'était un gros investissement. Et ce qui fait plaisir, c'est de voir que plus de 30 ans après, on se retrouve autour d'une table et qu'on a toujours plaisir à échanger. L'association déménage alors son siège social et s'appelle officiellement Gribouille.

L'émetteur est maintenant de 200 watts et il fait 30 kilomètres autour d'Angers. Radio Gébouille se veut le porte-parole de toutes les minorités. L'une d'entre elles va faire la une des journaux en cette année 1982. En 1982, on parlait aussi des gays, des homosexuels, et ce de trois manières différentes.

Voici la première manière qui rappelle que devant la maladie, on est bien souvent impuissant. Écoutez. Le sarcome de Kaposi.

C en 1980 Alors on parle aussi des homos mais d autre fa qui nous rappelle que leur combat pour certains droits n pas d L'intention d'union était sincère. Jackie, 23 ans, Nicolas, 37, avait peut-être l'impression de vivre dans le péché. Alors, ils ont voulu régulariser une affaire d'hommes devant Dieu. Le couple s'est donc fait rebaptiser pour être accepté par cette église orthodoxe.

Mais la hiérarchie a finalement refusé son office. Donc voilà, c'était en 1982, c'était un mariage. Il voulait se marier à l'orgueil de l'église orthodoxe.

Allez, la troisième façon de parler des homosexuels en 1982, décidément très riche de ce côté-là, c'était ça. Les homosexuels américains ont organisé, je cite, une semaine de la fierté homosexuelle. New York, Chicago, San Francisco ont vu défiler des parades. Isabelle Marc.

Il y a 13 ans, dans un hôtel de Greenwich Village, en plein centre de New York, c'était les meutes. Homosexuels et policiers s'étaient violemment affrontés. C'est pour célébrer l'événement, point de départ de la lutte pour la défense de leurs droits, que les homosexuels sont descendus dans la rue.

A New York, vous les voyez défiler ici, ils étaient plus de 12 000. Et de Chicago à San Francisco, en passant par Phoenix ou Atlanta, plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté. À Chicago, comme sur la 5e avenue, ils se sont heurtés aux nazis américains qui ont lancé des oeufs, des pavés et des bombes fumigènes. 11 personnes ont été interpellées.

À San Francisco, 150 femmes juchées sur des tandems conduisaient la parade tandis que les hommes jouaient les majorettes. Seul point noir dans cette journée plutôt gaie, la mort accidentelle d'un participant écrasé par un char de parade. Faut pas rire, c'est pas drôle.

Ça fait tâche. C'est dommage. Il y a des nazillons qui leur jettent des trucs, des machins. Mais le pauvre, c'est le char qui l'écrase.

Ce n'est pas de chance. C'était en 1982 qu'a été créé l'Interpride. C'est l'association qui va organiser ce qu'on appelle encore aujourd'hui les Gay Pride.

Les années Radio G. Voilà, c'était une année de plus dans les 35 ans de Radio G. Il nous reste 34 jours avant la grande fête anniversaire. Mais d'ici là, on se retrouve tous les jours, même heure, même endroit.

Et d'ailleurs, demain, on compte sur vous. Nous parlerons de 1983. 35 ans avec Radio G.

Un bon anniversaire Radio G.