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5|7|2|14

Hugues nous présente BIPED

Transcription du podcast :

Donc maintenant on va se mettre en mouvement puisque nous accueillons notre invité. L'invité de Toppet sur Radio G.

L'invité qui propose justement de se mettre en mouvement avec son agence Biped qui l'a cofondée avec Pierre, son frère. Bonsoir Hugues. Bonsoir Pierre Beno Hugues Auger cofondateur de l Biped qui propose des de team building au travers d sportifs On nous annonce du badminton, de la marche, du sport, de la compétition aussi, de la performance.

On a envie d'en savoir un peu plus. Avant de parler aussi du projet qu'il y a derrière avec ton frère, comment c'est venu cette idée de Cribiped avec ce beau pull que tu as aux couleurs qui devrait plaire à Adrien. C'est violet avec le logo bipède. Logo et nom qu'on pourra aussi expliquer dans quelques instants.

Mais avant tout ça, Hugues, team building c'est quoi en fait ? C'est vrai qu'on en parle beaucoup souvent et des fois on oublie la définition même de ce que ça signifie. Pour nous rappeler ce que c'est le team building, à quoi ça sert, comment ça marche ?

Team building, la définition très simple c'est en anglais construction d'équipe. Donc c'est rassembler les équipes, rassembler les collaborateurs et construire un véritable esprit d'équipe. On entend aujourd'hui de cohésion d'équipe, cohésion interne. Team building à la base c'est ça.

Team building ça se traduit sous différents formats. Ça peut être aussi bien en physique où on se fait rencontrer les différentes équipes pour qu'elles se rassemblent, apprendre à se connaître. Et ça peut aussi se faire à distance de manière connectée au travers de challenges comme on propose aujourd'hui.

Alors sert quoi C quoi les avantages d team building de mettre en lien les collaborateurs Ils ne le sont pas d assez au travers du travail Tout fait mais peut d part renforcer les liens qui sont d existants Et c'est aussi particulièrement pertinent, par exemple, à l'occasion d'une vague de recrutement importante dans l'entreprise, quand les collaborateurs ne se connaissent pas tous encore pour faciliter véritablement l'intégration. C'est aussi le cas, par exemple, à l'occasion de rachats de sociétés. Une société qui en rachète une autre pour faciliter les échanges, les collaborations. On passe par le team building qui a un prétexte pour se faire rassembler les équipes et à nouveau faciliter les échanges.

Et pourquoi justement dans les entreprises, on met ça en place ? Ça a de vrais avantages sur les performances de l'entreprise ? Ça permet de mieux travailler, de travailler dans un environnement plus sain, au-delà de l'efficacité, d'être même plus efficace ?

Oui, c'est ça. Alors effectivement, il y a des études qui prouvent que le team building, le fait d'apprendre à se connaître et de travailler ensemble, permet d'augmenter la productivité, le bien-être au travail, etc. La base de la base, c'est aussi, avant même de parler de productivité au travail, c'est simplement avoir le plaisir de se rendre au travail, d'échanger avec des collègues. L on parle vraiment de lien social tout simplement Et le premier avantage le premier b d team building c celui C de permettre des personnes qui ne se connaissent probablement pas au d d se conna et d plaisir travailler ensemble De fait, ça va avoir un impact sur la productivité au travail, le résultat au quotidien, etc.

Mais la base de la base, c'est simplement entre êtres humains, communiquer facilement et avoir plaisir à avancer ensemble. Voilà, c'est ça. Si on va au travail, parce qu'on est content de voir les collègues, A priori, on va mieux travailler, avoir plus envie de travailler que si on y va à reculons parce qu'on n'aime pas nos collègues ou que ça ne marche pas.

C'est vraiment la base de la base et c'est vraiment ce qu'on met en avant avant même de parler de productivité au travail. Toutes les autres belles conséquences qui peuvent arriver, c'est d'abord en premier lieu, passer du bon moment, des bons temps avec ses collègues. Et Biped propose d'atteindre cet objectif-là au travers d'événements de Team Building via des événements sportifs, en tout cas de la mise en mouvement. Comment ça marche ?

C'est que du sport ? On propose des événements avec cette thématique sportive où les gens vont transpirer entre eux ? Oui, tu as évoqué tout à l'heure différentes thématiques, activités physiques.

Volet, badminton, natation, foot, tout type d'activités physiques. La base de Biped, c'est pourquoi on a créé Biped avec Pierre. La mission première, c'est de transformer les collaborateurs en collaboratifs solidaires. Collaboratif, c'est l'idée de faire passer un collaborateur qui peut être sédentaire aujourd'hui à une personne active dans son quotidien au travers de l'activité physique et au travers du soutien d'une cause.

Concrètement, ce qu'on fait aujourd'hui chez Biped, c'est qu'on organise des challenges connectés lors desquels on rassemble les collaborateurs en équipe, des équipes de 5. Et pendant une période donnée, généralement 2 semaines, ils vont réaliser un maximum d'activités physiques dans leur quotidien. Donc marche, vélo, molky, pétanque, voile, badminton, tennis de table, baby-foot.

Vraiment tout ce qu'ils veulent à partir du moment où ils se mettent en mouvement, ça compte. Toutes leurs activités physiques sont enregistrées sur une application qu'on a développée. Ces activités leur permettent de gagner des points tout au long du challenge. Plus ils gagnent de points, plus ils se challengent avec les autres équipes de leurs entreprises.

Donc le but c'est de grimper et de tenter de gagner le challenge. Et à l'étude du challenge, tous les points sont convertis en euros pour venir en soutien à une cause. Donc ça c'est la dimension solidaire.

C la dimension solidaire Et puis du coup en amont toute la mise en mouvement l physique On ne parle pas de performance ou de comp propos en parler L c vraiment de partir de la base de ce que chacun est capable de faire dans son quotidien et d faire un peu plus pour une belle cause qu a envie de soutenir Justement tu parles du mot comp Je sais qu Marie on se posait la question sur l comp Quand tu parles d ce sont des intra ou avec d entreprises On a les deux formats. On a de l'intra-entreprise, pour des structures qui ont 200 collaborateurs ou plus. Sinon, on fait de l'inter-entreprise, où on rassemble tout type d'entreprise, toute taille, tout secteur, à partir d'une équipe de 5 personnes. Ça peut être une TPE qui mobilise l'ensemble de l'entreprise à des grands groupes qui vont inscrire quelques équipes de 5 personnes.

L'idée de ces deux formats, c'est en intra de travailler vraiment sur un format personnalisé. On va travailler en amont avec l'entreprise sur la sélection de la cause, personnaliser l'animation du challenge, les différents défis qui vont pouvoir être proposés pendant le challenge. Et le format inter-entreprise, généralement, on les cale sur des temps forts nationaux.

On entend tous les ans parler de la campagne à l'occasion d'Octobre Rose, de Movember, du Téléthon. D'ailleurs sur Angers, on travaille maintenant depuis deux ans avec eux le défi 24h Téléthon. Donc là, qui rassemble sur un lieu un événement en physique les participants. Nous en amont de cette rencontre en physique l Nicolas on organise un challenge pour rassembler toutes les distance avec en point d l d 24h On est d que l comp passe largement en second plan par rapport la dimension solidaire C'est plutôt cet aspect-là qui incite les collaborateurs et collaboratrices à participer ?

Oui, c'est vraiment l'aspect solidaire. Et puis la dynamique activité physique, passer des bons moments, du bon temps avec ses collègues. Les retours qu'on a globalement à la fin des challenges, c'était génial.

Ça m'a permis d'apprendre à connaître mes collègues. Il y en a qu'habituellement je croisais dans les couloirs, mais on avait vraiment échangé. Et là on a pu, au travers d'une partie de multi, d'un after work, d'une sortie en paddle, apprendre à se connaître, échanger plus facilement par le biais de l'activité physique qu'on a développée. Et donc c'est là où on n'a pas l'aspect dynamique compétition pure et dure qui viendra écarter une grande partie du public.

Mais c'est vraiment une orientation bien-être, passer des bons moments avec ses collègues. Je me tourne vers le sportif de l'émission. Adrien, ce format-là, est-ce que toi dans ton entreprise ou dans un cadre de travail, autre par le passé, c'est un format qui t'aurait intéressé de te mettre en mouvement ?

Je trouve toujours tr bizarre de faire du sport avec lesquels on a un rapport plus formel J que c une mani aussi de briser la glace et d des team building autres que ce qu voit d Oui, c'est vraiment ça. Ce que tu dis là, c'est ça, briser la glace. Vraiment sortir du cadre prédéfini dans l'entreprise. Aujourd'hui, peu importe le secteur dans lequel on travaille, on sait que c'est quand même un milieu qui est assez normé.

Il y a une direction, des managers, des salariés qui viennent pour des missions, des tâches bien spécifiques. L'idée du format challenge qu'on propose, c'est de casser ces barrières-là. Et l'activité physique permet cela.

C'est souvent des moments de rassemblement au-delà même du monde de l'entreprise. Quand on parle du sport sur un territoire, ici à Angers, on le sait bien, avec des clubs comme l'Éduc d'Angers, le SCO, c'est des clubs qui sont porteurs, qui sont fédérateurs. C'est le moment où on se rassemble facilement et c'est facile de proposer une activité avec des collègues ou autres. L'activité physique fait se supprimer un temps les barrières.

Voilà ce que propose Biped du team building au travers d'événements sportifs. Une mise en compétition, en tout cas. On fait du sport, on essaie d'en faire plus que l'autre équipe au profit d'un événement solidaire.

Tout ça, c'est enregistré sur une app. Tu l'as cité, en plus, je n'osais pas le faire tout à l'heure, mais pour celles et ceux qui connaissent, le défi 24 en Gtéléthon, c'est quasiment le même. Au lieu que ce soit à l'étang Saint-Nicolas, c'est au travail. En gros c'est ça.

Hugues, tu restes avec nous. On continue à en parler de toi et de Bipède. On fait une pause musicale et on revient ensemble juste après.

C'est mon cœur que tu dérobes. Ton élégance dérobe la nuit. Dans mon ange, tu m'as suivi. Le son de ta voix apaise les substances.

Elle me dit tout bas, tu me rattrapes quand je décolle. La peau contre ma peau fait danser tous mes poils Perdue dans mes noix je te suis ma belle Ton d mes nuits Dors mon ange tu m s Trouver des gances, tes rêves m'éduisent. Dors mon ange, tu m'as séduit.

Légueille-moi tes pulsions, tes attentes, écoute-moi, parle-moi des mots doux, des souvenirs, des sourires, des photos, des coups de gueule dans l'attente de l'amour. Comme toujours, je t'emmène, tu me portes, rassure-moi, relasse-moi, je t'embrasse, je te casse, tu reviens faire l'amour. Le matin, les copains, les amis, les soirées, la boisson, la danse, le vomi, t'es bourré, mais qu'est-ce que tu sens bien ? Ton d ma nuit Dans mon danger tu m s Ton élégance, des robes.

Mes nuits, dans mon danger, tu m'as séduit. Ton élégance de Ugal, vous êtes à l'écoute de Toppet. Toppet avec Pierre Benoît.

Et on est avec Hugues, Hugues Auger, cofondateur avec son frère Pierre de Bipède. C'est une agence qui propose de mettre en mouvement les collaborateurs, collaboratrices d'une entreprise. Se mettre en mouvement pour créer l'occasion de faire du team building tous ensemble. Se mettre un peu en compétition avec des équipes.

Au profit, on en magazine le plus d'activités physiques sportives. Pour ensuite donner une action une association une chose comme C Hugues Tout fait c Bouger au profit d belle cause qu a c de soutien C le petit r de ce que vous auriez pu louper si vous prenez l en cours de route J'avais deux ou trois questions. Est-ce que Marie, tu avais des questions ?

Ton regard, si je te pose des questions, sur ce concept de team building au travail, ou même faire du sport au travail, c'est un truc qui te botte ? Oui, c'est important d'avoir un équilibre entre l'activité professionnelle et une activité physique. On dit bien un corps sain et un esprit sain. Pour moi, c'est essentiel.

Ma question a été posée par Adrien. Pourquoi avoir choisi plus le sport que d'autres activités qui peuvent être conviviales et créer ce lien de team building comme faire un atelier de cuisine ou quelque chose d'autre qui permet d'avoir une intégration des collaborateurs sans forcément cette notion de compétition, Une performance qui peut parfois, à mon sens, être un peu trop mise en avant dans les entreprises. Et à nouveau mettre cette idée de compétition et de performance dans des activités qui se veulent, en ayant pour objectif de briser la glace.

Pourquoi avoir choisi plus le sport que d'autres activités ? On a choisi l'activité physique parce que depuis tout petit, on est des grands passionnés de sport, d'activité physique. On en a fait d'un autre plus au linge. Et donc vraiment passionné par ça.

On a fait des études dans le domaine du sport. L'IFEPSA sur le territoire en management du sport. Et puis on a choisi l'activité physique à la différence d'autres activités qui peuvent tout à fait se prêter à la cohésion d'équipe.

Parce que c'est notre passion et parce qu'on sait que ça a véritablement un impact dans le quotidien des équipes. Au-delà de l'aspect cohésion d'équipe, tu l'as cité, un esprit sain dans un corps sain. C'est la baseline de la marque ASICS, la marque de chaussures, l'équipementier. Quand on se sent bien au quotidien dans son corps, ça a un impact direct sur l'état d'esprit, la partie mentale.

L derni c l de la sant mentale en France L physique a v un impact l C pourquoi on a choisi ce prisme d physique pour travailler autour de la coh d Pour revenir sur l comp qui peut per au d on veut absolument casser C'est pour ça qu'on parle toujours d'activité physique et pas de sport. Le sport fait appel à la compétition. L'idée c'est d'inclure tous les profils, toutes les personnes.

Quand bien même on soit sédentaire à la base, dans les challenges qu'on organise, on prend en compte toutes les activités. D'une simple marche à une performance extraordinaire pour certains qui vont faire un Ironman sur le week-end, ça compte aussi. Mais on prend vraiment tout le panel possible des activités physiques qui existent aujourd'hui dans le quotidien de la personne. C'est commencer par ce challenge d'activité physique.

Progressivement, on reprend goût à l'activité physique. Et pas plus tard qu'hier soir, en en reparlant avec des participants de précédentes challenges, on a souvent des retours. En ayant participé au challenge, je me suis remise au sport.

Et puis là, une collaboratrice qui prépare le 10 km des foulées de l'éléphant à Nantes. Donc suite à un challenge auquel elle a participé l'année dernière, elle a repris progressivement la course à pied. Et donc l on est vraiment plut sur l bien et pas perdre Parce qu ne vise pas une performance sur le 10 km Mais simplement elle va le faire avec des amis avec des coll et passer un bon moment au Molky il y a un aspect comp Il y a un gagnant et un perdant Ce n pas pour autant que ce qui est mis en avant Ça ne vient pas faire résonance avec une forme de compétition au sein de la hiérarchie de l'entreprise. Il faut être compétitif, plus efficace.

On est totalement en dehors de ce cadre-là. On est totalement en dehors de ce cadre-là. Même si, bien évidemment, j'adore la compétition.

Quand je pratique pour moi perso le sport. Et évidemment dans le challenge, il y a une compétition qui va naître. Parce que le classement fait que quand on voit qu'on n'est pas très loin du podium, on va faire peut-être un peu plus d'activités physiques que les autres. Essayer de se rassembler plus facilement pour gagner plus de points.

Mais ça reste une compétition bienveillante. Puisque à la fin, les gains sont pour une cause. Ce n'est pas pour soi personnellement.

On ne remporte pas quelque chose de personnellement. On le fait au profit du collectif pour une cause. C'est tant mieux si ça engendre une forme de compétition. Mais encore une fois, ça reste quelque chose de plutôt bon enfant.

Comme faire un laser game avec les collègues, même si c'est moi le meilleur. Ça, c'est pour les collègues, justement. Marie, tu voulais rebondir sur une question ?

Oui, j'avais une question. Est que vous vous demand dans la cr de votre concept quelle pouvait la d comme par exemple une forme de stigmatisation qui peut na de cette absence de pratiques de sport ou des pratiques moindres par rapport d Je reprends l'exemple que tu as pris, une personne qui fait un Ironman un week-end et quelqu'un qui fait juste une partie de Molky. Est-ce qu'il n'y a pas une forme de stigmatisation ? Est-ce que ce n'est pas un moyen d'avoir des informations pour les dirigeants d'entreprises ?

D'avoir des informations sur leurs collaborateurs, des profils. Est-ce que c'est quelqu'un qui en veut ? Est-ce que c'est quelqu'un qui a l'esprit de compétition ?

Est-ce que c'est quelqu'un qui est motivé ou pas ? Est-ce que vous êtes interrogé sur ces dérives possibles ? Ça peut être des dérives et des appréhensions aussi de certains collaborateurs qui n'ont pas forcément envie de se retrouver, des choses toutes bêtes, mais en short et en t-shirt devant leur N1 ou N2, en train de transpirer, et qui peut-être qu'au sport ont tendance à être très expansifs et pas du tout au travail. Est-ce que vous êtes interrogé sur ça ?

N1, N2, c'est quoi ? C'est les rapports hiérarchiques, c'est ça ? Oui, voilà.

Il y a évidemment ces questions-là qui reviennent. Généralement, la porte d'entrée se fait quand même par le biais des causes. L'entreprise se dit, là on arrive à la période d'autoborose, on arrive à la période du Téléthon. Là au mois de juin, il y a la semaine de la qualité de vie et des conditions de travail avant les congés stivaux.

C'est par cette porte-là que généralement les entreprises souhaitent mobiliser leurs collaborateurs. L'aspect compétition n'est pas mis en avant au début, ça peut venir par la suite. Une fois qu'on discute, qu'on réfléchit au projet qui peut être mis en place, il y a effectivement des questions comme celles-ci qui peuvent revenir sur quelles sont les données qu'on va récupérer.

Est-ce que ces données vont être analysées ? Dans quel cadre est-ce qu'elles vont être utilisées ? Nous, on ne mesure jamais la performance en tant que telle. On cherche à mesurer sur tous les plans de la cohésion.

Est-ce que ça va susciter des échanges plus faciles ? Quelles vont être les relations entre les collaborateurs en interne ? Mais pas nécessairement sur le plan de la hiérarchie.

On ne va pas mesurer si le manager, le N plus 1, a plus d'échanges et des échanges plus faciles avec ses collègues de l'équipe. On n'a pas de mesure en tant que telle là-dessus. Et sur le sujet des donn qui sont collect et l savoir en tant que dirigeant si mon collaborateur est quelqu de comp ou de renferm qui ne va pas se bouger pour l On n'a pas ces informations-là et on ne cherche pas à les avoir. Encore une fois, l'objectif c'est vraiment simplement s'assurer qu'il va y avoir des échanges plus faciles, qu'on va passer des bons moments ensemble.

Et à chaque fois, la thématique qui revient la plus souvent dans les retours, c'est le sujet de discussion numéro 1 autour de la machine à café. C'est plutôt un cadre bienveillant, soft, autour de la machine à café. C'est le lieu sur lequel tout le monde se retrouve.

Tout le monde est mis un peu au même niveau dans les échanges à ce moment-là. Quand bien même, évidemment, dans le quotidien de l'entreprise, on reste le challenge. Nous, c'est sur un format de deux semaines. C'est toujours consécutif.

Ce qui se passe avant, après, concrètement sur les rapports hiérarchiques, on a bien conscience que l'impact que va avoir un challenge dans l'entreprise, il ne va pas aussi loin que de revoir les rapports hiérarchiques. On n'a pas cette prétention-là de revoir ça. On a bien compris que ce n pas un outil dont s les entreprises pour mettre en comp ou juger la performance des collaborateurs mais bien l par la cause qui vient pr l physique Et tombe bien puisque l c de mettre en mouvement et pourquoi pas d se lever un peu de la chaise de son bureau Si je résume un peu ce que tu dis, Hugues, tu restes avec nous jusqu'à la fin d'émission.

On va juste faire un petit détour, on va rigoler maintenant, on l'espère, avec Adrien qui ne capte rien. Mais aussi chez lui, au travail, enfin partout. Bonsoir, bonsoir, bonsoir Pierre-Benoît. Pierre-Benoît, je suis très heureux de vous voir revenir sain et sauf, ça faisait un long moment.

C'était comment, Dubaï ? Super. Super, ça fait peur la guerre ou pas ?

Un peu. En tout cas, quelle chance que le Charles de Gaulle ait été disponible pour vous exfiltrer. Enfin, de l'argent public bien dépensé, nous confiait ce matin Christelle Morancet, qui sera l'invité de l'émission de demain. Oui.

Poisson d'avril. Parce qu'aujourd'hui on est le 1er avril, clin d'oeil, clin d'oeil. On est le 1er avril, effectivement, la journée mondiale de la blague, de la vanne, de la boutade, de la facétie, du calembour.

Mais le 1er avril c surtout cette journ o on se retourne toutes les 5 minutes pour v qu gamin nous a pas coll dans le dos une dorade mal dessin coup dans du papier Clairefontaine petit carreau Le 1er avril c aussi pour nous les humoristes une journ un peu particuli C'est un peu comme la Saint-Valentin pour les fleuristes, ou la fête des mères pour les fleuristes, ou la Toussaint pour les fleuristes, ou le 1er mai pour les fleuristes. Vous trouvez pas que les fleuristes prennent trop de place dans notre société avec leurs plantes mortes ? Voilà un bon sujet de révolte pour un conseiller municipal fraîchement élu de votre envergure. Faire de sèche sur le Loir, une commune sans fleuristes.

Parce que oui, chers auditeurs, l'information est peut-être passée inaperçue ici en ville. Mais votre animateur de radio préféré a été élu conseiller municipal dès le premier tour. Alors bravo Pierre-Benoît.

Et surtout courage, parce que maintenant pour vos concitoyens, vous n'êtes plus un simple voisin excentrique en manque de vitamine C. Vous êtes le responsable de tous leurs mots. Vous êtes le maître du PLU, le seigneur des ronds-points. Mais j'ai confiance en vous pour relever ce défi.

PLUI même. PLUI. Intercriminal.

Ok. C'est pareil. J'ai confiance en vous pour relever le défi. D'ailleurs, si je ne me trompe pas, vous n'en êtes pas après votre premier coup d'essai.

Vous avez déjà gagné une élection. Celle de délégué suppléant de la classe de 4e juin. Que d'écharpe, télélélélère pour un seul homme.

En tout cas, je tiens à Pierre-Benoît à être la première personne à vous interviewer en tant qu'élu de la Nation. Est-ce que vous permettez ? Oui, allez-y. Alors, Pierre-Benoît, bonsoir.

Bonsoir. Vous avez déjà de nombreux sujets sur la table. La colère qui monte face à ce panneau priorité à droite placé à l'entrée du bureau de vote.

Ou encore ce trou de 27 millions d'euros dans les caisses de la Commune qui a dû affrêter un porte-avions de la Marine Nationale pour secourir un mystérieux monsieur Pierre B. Non, non, ça c'est pas vrai ça. C'est pas vrai, oui. Donc déjà, première question, j'aimerais savoir d'où vient toute cette énergie ?

C'est la vitamine C. Du coup, j'ai trouvé une petite boîte pour combler mes manques de vitamine C que vous citiez juste avant. D'accord.

J'ai pas l'habitude de poser des questions comme vous, je suis pas non plus un expert en la matière. On vous accuse parfois d'être flou dans votre prise de position. L'occasion d'apporter quelques clarifications. Pierre-Benoît, pain au chocolat ou chocolatine ?

sur le sujet je pense qu peut en d L ce n pas forc de trancher On est sur quelque chose de culturel donc je dirais oui Ce n pas trop flou j Non on laissera vos concitoyens trancher sur la question Deuxi question le quart d en chevin Excuse de gauchistes toujours en retard aux exceptions culturelles qu faudrait inscrire au patrimoine immat de l Je pense que vous connaissez la r On connaît la réponse. Enfin, dernière question. Qu'est-ce que vous répondez à vos détracteurs qui affirment que c'était vous, le con, qui a fait repérer la position du Charles de Gaulle en faisant un footing sur le pont de l'application avec Strava ?

C'était avec Biped, c'était dans le cadre de Biped, je crois. Exactement, oui. En parlant de footing et de bipèdes, je voulais finir par un mot pour nos invités de ce soir. Qui ont pour ambition de remettre en mouvement les collaborateurs en entreprise.

Notamment par le sport. Je vous soutiens à fond. Faites-moi bouger toutes ces feignasses de Radio-G.

Tant que vous ne touchez pas au rythme de vie catastrophique des intermittents du spectacle. A dans deux semaines ? A dans deux semaines. On se remet en mouvement sur cette musique tonique justement pour conclure notre avec Hugues de Biped qui a r nos questions sur la pr de ce qu le team building le concept que proposait Biped Les questions qu aurait pu avoir sur les d potentielles qu Marie Mais on est bien rassuré maintenant sur la dimension d'abord solidaire de l'événement.

Et puis cohésion, fédération autour du sport et de l'activité d'ailleurs. Il faut bien dire activité physique plutôt. Hugues, si on parle rapidement de l'historique avec ton frère.

Depuis quand vous vous êtes dit, tiens on va monter ça, on va faire ça. Tu avais expliqué tout à l'heure que tu étais un sportif. Ton frère aussi, je crois. Oui, tout à fait.

Passionné de sport depuis tout petit. Donc on a commencé au tout début. Le premier sport, c'était du judo qu'on avait fait en club du côté de Segrès.

Après, on a fait de la gymnastique aussi en club, toujours à Segrès. On a fait de l'athlétisme. Et aujourd'hui, on a fait du swimrun. Je ne sais pas si ça vous parle.

Swimrun c l de course et marche A diff du triathlon c une alternance constante On commence on court 3 km puis on rentre en mer et on nage 800 m On ressort et on court 3 km 2 On rentre en mer on nage 700 m Et g pendant une distance d vingtaine de kilom Donc passionn de sport Et puis apr c pendant nos sup l qu s dit qu jour il faudra qu monte une bo ensemble dans le domaine du sport On a chacun eu nos exp respectives pro pendant 4 ans Et puis apr on s lanc en octobre 2022 Est-ce que finalement, cette aventure n'est pas tout autant sportive que les activités que tu décris juste avant, déjà d'être avec son frère ? Et puis de monter une entreprise, c'est pareil. C'est un état d'esprit qu'on retrouve dans le challenge, le défi, le dépassement de soi sportif peut-être ?

Oui, complètement. C'est exactement le même état d'esprit. C'est tout à fait un seul aspect dépassement de soi, compétition aussi. Parce qu'on est sur un milieu qui est de plus en plus concurrentiel.

Et puis le quotidien est rythmé par des hauts, par des bas. Il faut savoir réussir à rester focus, continuer à avancer. Et puis il y a la dimension évidemment équipe.

On est deux avec Pierre aujourd'hui. On avait absolument envie de monter une boîte ensemble, entre frères. Et puis il y a tout un écosystème derrière autour pour nous aider à développer l'application. On s'en parle de communication, marketing, commercial.

C'est une aventure collective. Et aujourd'hui, Biped, vous en êtes où dans le parcours final, dans la compétition, dans le championnat ? Parce qu'il y a beaucoup d'autres applications.

Je commençais aussi à citer Adrien. Est-ce que vous avez des projets ? De grandir, de vous développer sur d'autres domaines, d'autres façons de faire. Ou vous dites, on va faire ce petit bout de chemin.

Ça va nous emmener là où ça va nous emmener. Et une fois que ça se finit, ça se finit. Puis on laissera.

Parce qu'il y a des géants quand même à côté. Il y a des géants effectivement à côté sur le concept du challenge en entreprise autour de l'activité physique. Nous l'idée c'est vraiment de continuer comme on l'a fait jusqu'à maintenant. De répondre aux attentes qu'on a du côté entreprise et du côté des causes.

Et là, c'est l'un des tournants qu'on est en train de prendre. C'est vraiment d'avoir la dimension sociale et accompagnement des causes. Être vraiment là au service des causes qui s'activent au quotidien sur le territoire.

Je pense par exemple à la persévérance de l'institut de l'Ouest, le fonds de dotation du CHU de Nantes. On a d'autres associations, un sommet pour tous sur Nantes, qui sont des fonds de dotation qui évoluent au quotidien. Nous avons besoin de lever des fonds pour r des projets concrets qui ont un impact sur le territoire L pour nous est de continuer avancer en aidant ces causes au travers des soutenir m sans forc sportif ou sportive On peut les soutenir diff On peut participer aux b sur les qui sont organis ou m donner C'est le B.A.

B.A. aussi pour soutenir toutes les causes qui peuvent être soutenues aussi par Biped.

Et puis tous les événements et les structures que tu as citées. Avant de se quitter quand même, Hugues, si on dépasse le cadre entreprise, team building ou sportif sur la sédentarité, Est-ce qu'on a tout intérêt à se mettre plus en mouvement, à lâcher un peu nos écrans par exemple, et puis à faire un peu plus de sport, aller au travail à vélo par exemple ? J'imagine que tu vas dire oui. Oui, à fond évidemment.

Mobilité douce, ce que tu évoques là, aller au travail à vélo, à pied. Et puis ça commence par des choses toutes bêtes. Si on n'a pas le choix que d'utiliser les transports en commun, on descend un arrêt, deux arrêts plus tôt et on termine le trajet à pied au vélo.

C'est vraiment les petites actions du quotidien et surtout pas se mettre la pression quand on se considère saisonnaire. Commencer par ce qu'on a envie de faire, ce qui nous paraît le plus accessible. Et puis c'est un premier début à tout. Plus on en fait, plus on y prend goût.

Et si on boucle avec la philosophie du team building, est-ce que là aussi, un esprit sain dans un corps sain, ça fait des citoyens meilleurs peut-être ? Des citoyens qui sont en bonne santé, qui se mettent un peu en mouvement ? Compl Parce que a un impact sur le mental la sant mentale qui est un sujet de plus en plus pr aujourd dans la soci Donc l physique le sport fait qu sent mieux dans son quotidien mieux dans sa t Donc forcément, ça a un impact complet à l'échelle de la société.

Micro-question quand même, les personnes qui seraient en situation d'invalidité, qui seraient un peu moins libres de leur mouvement en fauteuil roulant ou qui seraient handicapés par exemple. Est-ce que vous y pensez pour plus tard peut-être à les inclure aussi dans ce type d'événement ? Dès le début de Biped, elles ont été intégrées immédiatement. Surtout les challenges qu'on organise.

Les personnes en situation de handicap peuvent évidemment participer. On travaille par exemple avec un groupe qui s'appelle LNA Santé. Qui a des centres de rééducation des EHPAD notamment.

Dans les challenges qu'on organise pour LNA Santé, sont impliquées les personnes en situation de handicap. Les personnes âgées qui sont à mobilité réduite. Tout le monde est engagé dans la démarche. Et bien voilà pour la réponse.

Marie, je crois qu'on a fait à peu près le tour des questions. Il ne reste plus qu'à mettre en place un petit challenge. Pourquoi pas, Radio G ?

Marie ? Adrien ? Oui, pourquoi pas ? Peut-être le faire tous, ça va être plus facile de le remporter.

Merci en tout cas Hugues d venu ce soir dans Toped pour nous parler de Biped On fait un coucou Pierre on vous souhaite plein de courage Si on a envie de d on fait comment Si on est chez d par exemple Vous pouvez aller directement sur Google vous tapez Agence Biped Et sinon, on communique beaucoup sur LinkedIn aussi. Donc Hugues et Pierre Auger. Voilà, et Biped c'est B-I-P-E-D.

Exactement, c'est bien ça. Merci beaucoup, à bientôt. Et on va se quitter en cinéma. Je ne sais pas si tu aimes le cinéma, mais on va se quitter en cinéma.

Je kiffe le cinéma. J'ai été voir Un rêve américain. Un dernier film vraiment passionnant.

Je le recommande à fond, notamment sur l'aspect entrepreneurial aussi. Hyper enrichissant. Il a réponse à tout finalement. En tout cas, tu reviens ici quand tu veux pour nous parler des actualités de Biped.

On se retrouve demain sinon. 18h10, Toppet. La musique a toujours été politique, elle a toujours influencé les hommes.

Platon pensait déjà à son époque qu'il valait mieux censurer des styles musicaux trop mous, au profit d'autres qui favorisaient le courage martial. Il disait ainsi que les nouveaux styles menaçaient l'ordre de la cité. Une idée qui mènera ensuite à l'unification de la musique au Moyen-Âge. Les chants grégoriens sont imposés aux quatre coins de l'Europe par l'église catholique et le pape de l'époque, Grégoire Ier.

On efface alors la diversité régionale, c'est la fin des chants. En gallicant, tout n'est qu'uniformité, autorité et c'est Rome qui domine. Puisque la musique met en forme le partage, renforce les liens des groupes et oriente leurs actions, il est tout à fait logique qu'elles soient monopolisées par ceux qui veulent le pouvoir.

Et ça, ça ne plaît pas à un homme, Martin Luther. Il créera la chorale lutherienne, des chants en allemand, non plus en latin, langue élitiste, dont la provenance était plutôt profane ou paysanne. Dans la même veine, un homme va décider de mettre en scène quelque chose de jamais vu, surtout à son étage social. Son nom, vous le connaissez, c'est celui d'un prodige, celui d'un génie classique intemporel, celui de Wolfgang Amadeus Mozart.

Il adapte en 1781 une pièce jusqu'alors censurée, écrite par Beaumarchais. Les noces racontent l'histoire de serviteurs plus intelligents que leur maître aristocrate. Une nouvelle ère arrive dans l'opéra, mais pas seulement.

C'est une époque dans laquelle la délégitimation des privilèges de classe est de plus en plus présente. Et la musique va s'en servir. Pour rester sur des grands noms, Frédéric Chopin composera en l'honneur de la Pologne, Qui alors propri de la Russie de la Prusse et de l Et Richard Wagner verra ses op repris par les nazis Lui l anarchiste Les Italiens se serviront aussi de la musique comme d hymne non officiel Ce sont ceux de Giuseppe Verdi qui deviennent ses symboles de la lutte contre la domination autrichienne au milieu du 19e si Lors du si suivant la propagande et notamment musicale est tr forte J veux pour preuve la symphonie num 7 de Leningrad Nous sommes le 9 août 1942. L'ancienne capitale qui deviendra Saint-Pétersbourg est assiégée par les nazis.

Nous sommes en plein milieu de la seconde guerre mondiale et des haut-parleurs commencent à cracher. Ils sont dirigés vers les allemands. Au baguette, l'orchestre de la ville qui interprète tant bien que mal la symphonie numéro 7 de Dmitri Shostakovich.

Un acte de résistance qui n'empêchera pas Leningrad de connaître 900 jours de siège, 2 ans, 4 mois et 1 million de victimes civiles. Mais s'il y a bien une chose, s'il y a bien un style que les staliniens et les nazis détestent, une musique qui représente la liberté, l'affranchissement, l'espoir, c'est évidemment le jazz. Et c'est tout le sujet de cette chronique, puisque nous allons parler du documentaire Soundtrack to a coup d'état, sorti en 2024 et réalisé par Johan Grimond-Prez. C'est un cinéaste belge reconnu pour son travail à la frontière entre documentaires, essais et expérimentations.

Depuis les années 90, il s'intéresse aux médias, à la propagande et aux récits dominants. On lui doit notamment dire l'History, un film marquant sur le détournement d'avions et leur mise en scène spectaculaire médiatiquement parlant. Avec Soundtrack tout le coup d il poursuit ses d mais une encore plus ambitieuse Le film a largement salu dans les festivals internationaux notamment Sundance aux USA o il a remport un prix important confirmant son statut de documentaire majeur de ses derni ann Il a été aussi nommé aux Oscars pour le meilleur documentaire en 2025.

Mais de quoi parle ce film ? Remontons au début des années 1960, en pleine guerre froide. D'un côté, nous avions le bloc de l'Ouest mené par les Etats-Unis et son président Eisenhower, Et de l'autre, l'URSS menée par Khrouchev succédant à Staline. Leur but, c'est d'étendre le plus possible en draguant les pays, que ce soit via le soft power, notamment le cinéma ou la musique.

Et là bien sûr, pour le cas des Etats-Unis, je fais référence au jazz. Ou alors via le hard power, où maintenant c'est plus à coup de notes de mineurs qu'on se tape dessus, mais bien avec des bombes. A cette même période précise, le Congo vient tout juste d'obtenir son indépendance vis-à-vis de la Belgique qui avait colonisé le pays.

C'est un moment historique à cette période chargée d'espoir. Mais au cœur de cette période aussi, une figure clé. Patrice Lumumba, premier ministre du Congo, indépendant, élu démocratiquement, incarne une vision souveraine et surtout indépendante des grandes puissances. C'est la tête d'affiche de ce fameux tiers-monde.

Il représente les pays africains qui ne sont pas alignés ni avec l'Est ni avec l'Ouest. La conf de Bandung de 1955 a alors une majeure de reconnaissance pour ces pays non aux yeux du monde occidental Et c pr ce qui va poser probl pour le bloc de l Très vite, le Congo devient un terrain d'affrontement indirect entre les Etats-Unis et l'Union soviétique. Les richesses du pays, notamment l'uranium, en font un enjeu stratégique majeur, parce que c'est la course à la bombe qui a été lancée.

Et dans ce contexte, l'Omuma est perçu comme une menace par les puissances occidentales qui se refuse de jouer au jeu de la guerre froide et désire seulement la reconnaissance de son pays. Résultat, en janvier 1961, il est assassiné. Son corps est plongé dans de l'acide dont il ne restera qu'une dent redonnée à sa famille qu'en 2022, donc très récemment. Les documents prouvent l'implication d'interventions étrangères, notamment de la CIA, de la Belgique et de l'ONU, indirectement.

Joseph Désiré Mobutu, alors chef des armées, prend le pouvoir en 1960 et renverse le pays. La crise congolaise dure de 1960 à 1965, entraînant plus de 100 000 morts. L'homo basse sera érigé en martyr à travers le monde par les communautés noires qui se reconnaissent dans son combat et voient en lui le symbole d'une lutte trahi pour l'émancipation, la dignité, l'antiracisme et la souveraineté des peuples africains.

Alors on met du jazz depuis tout à l'heure pour un peu rendre hommage aussi mais parce que c'est aussi un enjeu majeur de ce contexte géopolitique. Le rôle du jazz dans la diplomatie américaine dans les années 60 avec des artistes comme Louis Armstrong, Duke E. Newton, Nina Simone, je pense que vous connaissez au moins certains de ces noms que je viens de citer, sont envoyés à l'étranger comme ambassadeurs culturels. Tels étaient leurs noms.

Une stratégie appelée le jazz diplomatie. Officiellement, il s'agit de promouvoir la culture américaine, mais officieusement, c'est aussi un outil d'influence, un moyen de séduire les opinions publiques, notamment en Afrique, au moment où de nombreux pays accèdent à l'indépendance. Les USA jouent le rôle de la drague, pendant que l'URSS joue un rôle plus subtil, reconnaître l'indépendance de ces pays devant l'ONU, pour ensuite mieux les drague.

Et c'est là que le titre du film prend tout son sens. Soundtrack to a coup d'état. La bande son d'un coup d'état. Parce que pendant que les musiciens jouent, que les tournées s'enchaînent et que les artistes écrivent leurs histoires avec un petit H en coulisses, des opérations politiques qui feront date dans l'histoire avec un grand H se déroulent.

Armstrong en fera les frais à l'ordre de son concert à Léopoldville, la capitale du Congo, la CIA et la police belge l'utilisant comme cheval de Troie pour tenter d'assassiner le premier ministre congolais. Soundtrack to a coup d'état, c'est une claque, mais on ne peut pas réduire ce documentaire, ce qui le constitue à un seul mot. Si l'on doit être totalement transparent, faire une chronique dessus ne fut pas une chose aisée.

C dense tr dense et surtout horrifiant Le monde s toujours construit sur l des peuples en tout lieu et en tout temps Cette p des ann 60 on ne l que tr peu l et pourtant elle est si importante Le documentaire en pr tous les rouages nous montre comment l n jamais pris fin comment la colonisation non plus L'Occident est une machine infernale qui écrase tout lorsqu'elle aperçoit ne serait-ce que l'ombre d'un intérêt économique. Joanne Grimond-Prez nous le dépeint avec brio, tout cela grâce à un montage nerveux mais suffisamment juste et intelligent Pour parfaitement tourner en dérision la construction qu'on nous a imposé les six états-uniennes. C'est très bien rythmé, très bien séquencé, sans tomber dans une esthétisation bateau. Le beau réside dans ce qui est moral, dans ce qui a été entrepris par les Congolais et par les 22 millions de Noirs américains.

Le moche, lui, est présent partout. C'est tout le propre de l'histoire. Faire gagner ceux qui ont les yeux rivés sur leur portefeuille, omettant volontairement de penser à l'homme avant le matériel.

J'entends ici l'ONU, la Belgique et son roi, les Etats-Unis, le Katanga, Mobutu, l'Occident, les mercenaires et le jazz. Où se trouve-t-il ne serait-ce pas là la synthèse du beau de l'époque, servant à la fois à nous montrer l'envie d'émancipation, la beauté collective qu'il apporte et la façade dans laquelle il se mue parfois. Il a été utilisé par des forces politiques pour influencer des conflits. Il est aujourd'hui devenu l'art préféré des héritiers bien pensants des diables d'autrefois.

Voir du John Coltrane du Miles Davis du Nina Simone superpos des images de guerre c troublant Car on n plus du tout ces artistes l dans laquelle ils Pourtant la r celle qui nous ait montr l d renaissance africaine l d dans une soci qui invisibilisait les afro Tous bafoués par les décisions des politiques blancs tournées vers la conquête du monde, encore et toujours, c'est une oeuvre précieuse à avoir de toute urgence. Congolais et Congolaises, combattant de l'indépendance, aujourd'hui victorieux, je vous salue au nom du gouvernement congolais. A vous tous, mes amis, qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juillet 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cœurs.